Retour a l'histoire

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Judiciaire

Violence

Test

J’ai déposé ma plainte avec l’impression de faire enfin quelque chose de concret. Je pensais qu’à partir de ce moment-là, quelqu’un allait lire mon dossier, me répondre, ou au moins m’expliquer la suite.


Pendant les premières semaines, j’ai attendu sans trop m’inquiéter. Puis les mois ont commencé à passer. Chaque appel donnait une réponse différente, parfois vague, parfois sèche, comme si demander où en était mon dossier était déjà trop demander.


Ce qui m’a le plus marqué, ce n’est pas seulement l’absence de décision. C’est le sentiment de disparaître dans une procédure qui continue sans moi. J’avais raconté quelque chose d’important, mais je n’avais aucun signe que cette parole avait réellement été entendue.


Aujourd’hui, je veux garder une trace de cette étape. Pas pour accuser quelqu’un ici, ni pour ouvrir un débat, mais pour poser quelque part ce que cette attente a provoqué : de la fatigue, du doute, et malgré tout l’envie de ne pas laisser mon histoire s’effacer.


Test

Les relances sans réponse

Après le dépôt, j’ai commencé à relancer régulièrement. Au début, je pensais qu’il suffisait d’être patient. Puis j’ai compris que sans relance, mon dossier semblait simplement disparaître dans le silence.


J’ai appelé plusieurs fois. Parfois on me disait que la personne en charge n’était pas disponible. Parfois on me répondait qu’il fallait attendre. Je ne demandais pas une faveur, seulement de savoir où en était la procédure et si quelqu’un avait réellement lu ce que j’avais transmis.


Cette période m’a beaucoup marqué, parce qu’elle a déplacé le poids de la situation sur moi. Je devais rappeler, reformuler, justifier encore pourquoi c’était important. À chaque échange, j’avais l’impression de devoir prouver que mon histoire méritait au moins une réponse.


Avec le recul, cette étape raconte surtout l’usure. Ce n’est pas un grand événement visible, mais une accumulation de petites absences : un appel non retourné, un email sans suite, une phrase vague, une promesse de rappel qui n’arrive jamais.


Je l’ajoute ici pour ne pas oublier que le silence aussi fait partie de l’histoire.